Et en termes de contenu des ESRS ? Quid des 1200 indicateurs ?
L’’EFRAG a récemment fait une proposition de normes ESRS simplifiées, qui doit être officiellement validée d’ici mi-2026. Concrètement, on passera de 1144 indicateurs à environ 450.
En plus de cela, d’autres allègements ont été proposés, comme une simplification de la structure du rapport avec un focus sur les “GDR” (General Disclosure Requirements). Je ne vais pas rentrer dans les détails ici, mais ce qu’il faut retenir, c’est que la charge du reporting CSRD va être allégée.
La CSRD a donc été diluée de sa substance ?
L’Europe a écouté les demandes des entreprises. La réglementation a ainsi été simplifiée, mais ses fondamentaux demeurent.
L’important, surtout, est de voir l’utilité de cette réglementation. Personnellement, j’en suis convaincu. Il nous faut faire de la CSRD une réglementation utile. Et si la simplification réalisée le permet, alors tant mieux.
Chez Sweep, on accompagne nos clients à ne pas simplement “faire un reporting” mais “à faire un reporting qui soit utile”.
Si je suis un ou une responsable RSE d’une entreprise concernée par la CSRD, que dois-je faire dans les prochaines semaines/mois ?
Mon conseil est de démarrer le plus tôt possible. L’année 2026 est justement celle qui doit vous permettre de vous préparer. Commencez à mettre en place le projet : quelle(s) équipe(s), quels besoins, quelles données et comment les collecter, etc. Cela reste un projet qui implique toute l’entreprise, et qui nécessite une véritable organisation en interne.
Et surtout, prenez cet exercice comme un moyen de renforcer votre compétitivité : la CSRD va vous permettre d’identifier des opportunités et d’atténuer les risques via les IROs (Impacts, Risques, Opportunités), et de renforcer votre résilience face aux risques (y compris climatiques). Vous allez en réalité consolider votre réussite dans une économie bas carbone. Cette réglementation peut être véritablement une source de création de valeur pour les entreprises.