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Au-delà du “backlash” ESG : les entreprises boussoles de l’action climatique

À l’occasion du Climate Compass 2025, Carine de Boissezon (Chief Impact Officer EDF) et Thomas Breuzard (Co-Président B Lab France) ont analysé le rôle central des entreprises dans l’action climatique.
Catégorie
Blog
Dernière mise à jour
03 octobre 2025

1. Le “backlash” ESG, vraiment une réalité ?

Thomas Breuzard conteste l’existence d’un véritable backlash : “J’en ai un petit peu marre de ce mot, pour être tout à fait honnête. Je pense qu’on est en train de se convaincre qu’il y en a réellement un.”

Si ce recul est partiellement avéré au niveau institutionnel et dans certains secteurs économiques, il est “absolument certain qu’il est loin d’être avéré d’un point de vue citoyen”. La base citoyenne continue de mettre la pression, et beaucoup d’entreprises continuent d’avancer alors qu’elles pourraient faire un autre choix bien plus simple.

On n’a jamais eu autant de personnes qui sont prêtes à faire changer les choses.

Thomas Breuzard
Thomas Breuzard
Co-Président B Lab France

2. 10 ans après l’Accord de Paris, quelles réussites ?

Une mobilisation citoyenne sans précédent

Carine de Boissezon s’appuie sur des données concrètes : “On fait un baromètre depuis 2001 sur la perception de nos salariés sur les enjeux environnementaux. On n’a jamais été aussi haut en termes de préoccupation et d’alignement sur ce qu’on doit faire.”

L’intégration progressive dans la gouvernance

La CSRD, malgré ses défauts, a eu un effet positif : elle a fait “monter nos sujets au niveau de la gouvernance”. Chez EDF, cette intégration est déjà une réalité opérationnelle.

Carine de Boissezon explique : “La RSE est dans la même direction que la finance chez EDF” – une organisation qui montre que l’extra-financier a une importance stratégique pour EDF.

“La CSRD, malgré ses défauts, a eu un effet positif : elle a fait monter nos sujets au niveau de la gouvernance

Carine de Boissezon
Carine de Boissezon
Chief Impact Officer, EDF

Une approche plus pragmatique des coûts

Thomas Breuzard relativise les critiques sur les coûts de la CSRD : “C’est 5-6% des honoraires financiers. Si c’est stratégique, 5% des honoraires financiers, ce n’est pas si important que ça.”

“Toutes ces boîtes qui nous disent qu’on a mis la RSE au cœur de la stratégie, qui profitent de la séquence pour se retirer de leurs engagements, montrent très bien qui l’avait vraiment fait ou pas.”

“Si on dit que c’est stratégique, la donnée, il faut mettre de l’argent pour la connaître, la piloter, la manager.”

Thomas Breuzard
Thomas Breuzard
Co-Président B Lab France

3. Comment encaisser cette année plus difficile et poursuivre l’action ?

Adopter un nouveau contrat social

Carine de Boissezon explique qu’un nouveau contrat social est nécessaire pour aider les clients à transitionner. Elle identifie trois leviers essentiels :

  • La confiance : EDF bénéficie d’une “très haute notoriété en termes de confiance avec les clients”
  • La simplification : “Il faut absolument aider nos clients à sortir de cette complexité”
  • La fierté : redonner de la fierté à ceux qui agissent

Le conseil stratégique de Thomas Breuzard : être plus opportuniste

Thomas Breuzard livre un conseil crucial souvent négligé : “Il faut accepter d’être plus opportuniste dans la façon de présenter les projets.” Il faut parfois accepter que “des sujets qu’on aimerait voir avancer prennent un peu plus de temps”.

Son conseil phare : sortir du périmètre strict de l’entreprise pour maximiser l’impact. “Parfois on a, pour le même budget, un impact en termes de captation ou de réduction immensément plus important quand on finance à l’extérieur qu’à l’intérieur.”

Exemple concret : “Aujourd’hui je finance des projets de transition agricole, parce que préservation des sols, santé des agriculteurs, et des volumes de captation de CO2 qui sont 5 à 10 fois supérieurs à ce que moi je peux générer en interne.”

Conclusion : vers une approche plus mature et pragmatique

L’analyse de Thomas Breuzard et Carine de Boissezon est claire : la durabilité en entreprise qui évolue vers plus de maturité. Au-delà des supposés reculs, se dessine une transformation plus profonde, portée par une demande citoyenne croissante et des approches plus pragmatiques, en lien avec la compétitivité de l’entreprise.

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